Nord-ouest des États-Unis – Yahooooo ! (de Las Vegas à Bryce Canyon)

Été 2015 – Californie, Utah, Wyoming, Idaho, Oregon : un mois sur les routes du nord-ouest américain en famille.

Ça y est, cette fois, on est parti « pour de bon ». On quitte Las Vegas sans vraiment avoir pu visiter quoi que ce soit : quand les uns avaient un peu d’énergie, d’autres tombaient de sommeil, on a donc enchaîné les siestes au lieu de vadrouiller dans ces hôtels mondialement connus, aux dimensions inimaginables, aux allures de luxe fait de pacotille, de carton-pâte et de clinquant éliminé.

Puisqu’il faut une exception à toute règle digne de ce nom, voici le seul hôtel du Strip qui, à mes yeux, en jette un minimum…

Fremont street : une rue entièrement couverte d’un immense écran,
mais ce n’est pas une galerie : elle reste ouverte sur les rues adjacentes.
Elle est pourtant entièrement climatisée !

Lutin est un peu déçu, mais en ce qui me concerne, zéro regret : je déclare forfait. On peut développer des allergies à certains produits à force d’y être exposé, ben voilà, moi, c’est à Vegas que je suis allergique. Je déteste cet endroit que je trouve particulièrement agressif, à tout point de vue. S’il était possible d’oublier que l’existence-même de cette ville repose sur une surconsommation d’énergie pharaonique et sur l’assèchement du Colorado avec ses conséquences dramatiques, entre autres pour de nombreux villages mexicains en aval, l’endroit n’en resterait pas moins désagréable : agression sonore de toute part (machines à sous hurlantes en intérieur, publicités, musique à fond et trafic dans la rue), agression visuelle (impossible de regarder dans une quelconque direction sans voir une vidéo agrémentée de flashs incessants), et sans aller jusqu’à parler d’agression, les gens sont quant à eux peu amènes. Aimables et serviables par devoir, mais sans plus : inutile d’essayer d’engager une conversation, ici, on n’a pas le temps, seul le client suivant importe ! Et, pour couronner le tout, même pas un semblant d’ambiance festive.

Mais alors, pourquoi s’y être arrêtés ? Parce que c’était sur le chemin, pas cher, et qu’on pensait à tort pouvoir y trouver quelques activités amusantes pour les filles. Mais on ne m’y reprendra plus : jamais je ne remettrai les pieds dans cette ville…

C’est parti !

On part l’esprit léger et de bonne humeur, moi, je suis aux anges et les filles semblent contentes. Direction Tropic, en Utah, à proximité du parc national de Bryce Canyon.

Voici notre carrosse, confortable, spacieux, et surtout, climatisé 😀

J’adore les routes américaines, du moins dans cette région puisque je n’en connais pas d’autres : la conduite y est facile – on se croirait presque dans un train, et on n’a plus qu’à ouvrir grands les yeux pour admirer les paysages qui défilent. Ils changent tout le temps, en quelques miles seulement les panoramas peuvent être radicalement différents.

Même en plein désert, les publicités bordent les autoroutes !
Heureusement, elles disparaissent sur les routes plus petites…

Les camions roulent vite et n’hésitent pas à nous coller.
Nous sommes souvent les seuls à respecter les limitations de vitesse…
C’est ce qui s’appelle se fondre dans le décor !

Première halte à Valley of Fire, ce n’était pas prévu au programme mais on ne résiste pas à l’envie de revoir ces roches rouges aux formes surprenantes.

On reprend très vite goût aux trajets, avec en plus, cette fois, la météo qui nous offre un spectacle fascinant : depuis notre arrivée, les pluies orageuses sont quotidiennes. Elles sont très localisées, ce qui nous permet d’avoir un ciel à la fois lumineux et bleu dans un coin, et de gros nuages chargés qui se déversent tels des cascades aériennes ailleurs…

Mais aujourd’hui, nous sommes particulièrement gâtés : arcs-en-ciel et éclairs, rayons de lumière avec une belle luminosité. Mais il faudra me croire sur parole : conduire ou prendre des photos, il faut choisir !

Une très belle luminosité alors que l’horizon est bouché par une pluie très dense.
On aura très souvent ce genre de météo devant nous, mais jusqu’à maintenant,
on a toujours réussi à éviter les gouttes (ou presque) !

On tourne un peu pour trouver Snow Canyon State Park, à mi-parcours. Ce petit parc permet de faire une pause sympa, il n’est pas sans rappeler Valley of Fire tant la roche y est rouge, mais avec la végétation en plus, des dunes plus présentes et des touches de blanc.

On poursuit notre chemin et je me régale toujours autant !

Nous approchons du parc, trop tard pour le coucher de soleil sur place, mais compte tenu du ciel noir qui nous accueille, on n’a rien raté : nous n’aurions rien vu. Malgré la nuit qui tombe, on aperçoit de-ci de-là les prémisses de Bryce Canyon est de ces rochers si caractéristiques.

On a gagné en latitude, en altitude, en temps (plus une heure depuis que nous sommes en Utah)
et très nettement perdu en température : moins 30°C environ ! Les 12°C à la sortie de voiture sont un vrai délice, l’air frais fait notre bonheur…

On rejoint donc notre motel directement, on y avale nos premières noodle soups du voyage et on s’endort sans demander notre reste, contents de cette première journée et pressés de découvrir la suite.

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