Nord-ouest des États-Unis – Hi from the US!

Été 2015 – Californie, Utah, Wyoming, Idaho, Oregon : un mois sur les routes du nord-ouest américain en famille.

« Selfie » du Loup devant l’A380 qui nous emmènera outre-Atlantique…

Premier vol en 380, plutôt spacieux et confortable !

Ça y est, nous y sommes ! Après de longs mois d’attente, nous foulons enfin le sol californien. Je vous passe les détails de notre voyage qui fut un véritable cauchemar, point d’orgue d’une semaine plutôt ardue et qui ne présente aucun autre intérêt que celui de nous avoir menés à destination de nous donner la chance d’aller poursuivre notre route en toute liberté dans l’Ouest américain.

Après une nuit dans les environs de Los Angeles, nous prenons donc la route de bonne heure, décalage horaire oblige… direction Las Vegas. Il n’y a rien à admirer mais on observe tout, Maxi Gnomette s’étonne et ne cesse de répéter qu’elle est contente, les commentaires de Mini Gnomette vont bon train et les parents s’amusent de retrouver tous ces petits détails qui font que nul doute n’est possible : nous sommes bien aux States.

Nous quittons bien vite l’autoroute et ce qu’il restait de ville pour nous retrouver entourés de terre sèche et rocailleuse. Nous empruntons un tronçon de la mythique route 66, mais nous sommes bien loin de l’ambiance que l’on pourrait imaginer : les poteaux et les câbles électriques sont légion, seuls les panneaux publicitaires un peu désuets et aux couleurs passées leur font concurrence et bordent notre chemin, dégageant ainsi une atmosphère plutôt froide, triste et presque glauque.

Mais cela n’entame en rien le moral de notre équipe : l’humeur est joyeuse et l’on se laisse surprendre à s’arrêter pour observer une espèce d’usine que je ne saurais décrire (elle clignotait de partout, on aurait presque pu penser à un décor lunaire accueillant un film de science fiction)…

… ou encore un train sans fin comme on en croise souvent par ici. Non seulement, ils sont incroyablement longs, mais en plus, extrêmement imposants avec plusieurs étages de conteneurs ou de camions.

Quatre locomotives ne sont certainement pas de trop compte tenu du chargement qui les suit !
Le jour se lève et ravive les couleurs… J’en profite pour m’amuser avec les perspectives et les lignes de fuite. Promis, plus jamais je ne posterai de photo de train jusqu’à la fin du voyage !
Nous avons failli passer à côté, c’était pourtant la raison de notre détour via la route 66 : le Elmer Long’s bottle tree ranch. C’est un beau bric-à-brac au milieu de nulle part, un endroit un peu décalé comme je les aime.

On se demande de quoi il retourne, ça a l’air d’être un joyeux bordel, mais ce ranch un peu particulier est ouvert à tous et l’on peut y pénétrer pour admirer des sortes de « sculptures », ou plutôt des structures un peu farfelues faites de bouteilles en verre et d’objets tous aussi vintage les uns que les autres.

Une chose est sûre, Elmer ne doit pas manquer de grand-chose… on trouve de tout dans son ranch !

Vous voyez ce que c’est ? Allez, un très gros indice…

Eh oui, une Remington…

Mais on trouve surtout de quoi étancher une petite soif.

Le soleil à peine levé, la température monte en flèche : il n’est même pas 7 heures et nous sentons déjà la chaleur envahir l’atmosphère.
Alors, le Loup, prêt à repartir ?

Arrêt suivant à Calico Ghost Town, que nous renommerons l’attrape-touristes-qui-permet-aux-filles-de-se-dégurdir avant de poursuivre notre route vers Las Vegas. Il s’agit plus d’une ville reconstruite que d’une réelle ville fantôme… Comme en plus, nous arrivons à l’heure d’ouverture, nous sommes les seuls sur place en dehors du personnel qui travaille ici et qui s’active, à grand coup de poubelles jetées et de voitures qui apportent des ravitaillements pour la multitude de restaurants et de boutiques de souvenirs… Forcément, le charme ambiant, s’il existe, en prend un coup.
Les maisons en bois sont néanmoins mignonnes et se prélasser sous les arcades, à l’ombre, sans personne et dans une très relative fraîcheur n’est pas sans nous déplaire !

Camille, je ne pouvais pas ne pas le prendre… il faudrait que l’on fasse une série, un jour !

Nous reprenons la route, que nous quittons rapidement avec l’espoir de faire une étape à Zzyzx. Peine perdue, en dehors du panneau de sortie indiquant cette direction, cette bourgade ne peut pas être atteinte car elle se trouve dans une zone protégée, dédiée à la recherche sur le désert pour l’Etat de Californie. Il ne s’agit d’ailleurs pas d’une bourgade puisque personne n’y habite, il me semble (de mémoire) que c’est un centre scientifique.

Si nous pensions avoir chaud, il n’en était rien. Jamais je n’avais ressenti une telle chaleur : un véritable four. Assez étrangement pour la parisienne que je suis et qui associe « chaleur » à « étouffement » ou alors à « humidité », l’air est ici très sec et le vent assez violent, il brûle la peau mais j’apprécie particulièrement d’être dans cet endroit désertique, que je prends pour un avant goût de ce qui nous attend par la suite…

Je vous assure qu’il n’y a pas la moindre goutte d’eau ici, c’est un mirage !

Un tel monument mérite bien le drapeau national, c’est sûr 😉

Une petite saucée orageuse sur la route et quelques miles plus loin, nous arrivons à Vegas.Le plus grand thermomètre du monde, à Baker. Je suis certainement naïve : j’imaginais un « vrai » thermomètre, je ne m’attendais pas à un simple affichage électronique. Au passage, 104°F, ça fait quand-même 40°C à 10 heures du mat’… ça promet !

Jusqu’à maintenant, nous n’avons pas profité de cette ville : nous sommes tous épuisés, crevés, claqués, exténués, fatigués, sur les rotules, alors on met l’accent sur le repos et sur la remise à l’heure locale.
On s’atèle à des activités de la plus haute importance et qui passionneront chacun d’entre vous : changement de voiture (la nôtre était trop petite et consommait comme pas croyable), achats d’un peu de matériel, remplacement du téléphone de Lutin qu’il a cassé dès notre arrivée, tentative (échouée) de récupération de notre siège-auto qui s’est perdu entre Paris et Los Angeles, et ainsi de suite.
On commence à prendre nos marques, on est au point pour le reste du voyage, un peu plus reposés. Maxi Gnomette est adorable, Mini G semble totalement guérie, je crois qu’on est parés pour le road trip bien rempli qui nous attend !
En attendant, on va tenter de découvrir les bons côtés (on ne rit pas, il doit bien y en avoir quelques uns) de Las Vegas, reine de la démesure, pour la soirée et attaquer le cœur du voyage dès demain :).

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