Nord-ouest des États-Unis – Plop, blurp, pshhhhhhhhhhhhhh ! (Yellowstone 2 : entre Norris et Old Faithful)

Été 2015 – Californie, Utah, Wyoming, Idaho, Oregon : un mois sur les routes du nord-ouest américain en famille.

Haha, ça y est, on attaque la partie Sud-Ouest du parc, c’est-à-dire LA région des geysers, des sources d’eau chaude, des couleurs éclatantes… bref, le pourquoi du comment on est ici, à Yellowstone.

Départ vers 10h, quelques achats rapides pour le repas du midi, et hop, nous voilà partis en direction de Norris, à quelques miles de nous… L’atteindre est rapide, s’y garer est long. Très long. Tellement long que nous n’arrivons même pas à accéder au parking, il est totalement impossible d’avancer. Jusqu’à maintenant, nous avions vu du monde, beaucoup de monde, même, dans le parc, mais là, même aux abords des plages de la Côte d’Azur en plein moi d’août, je crois qu’il est plus facile de trouver de quoi stationner !
On abandonne donc l’idée de découvrir le bassin de Norris : avant que l’on soit engagé dans la « one way » du parking où l’on avance à la vitesse d’un escargot et tant que l’on peut encore faire demi-tour, on s’éclipse, après plus de 20 minutes d’attente au point mort. Enfin, façon de parler, puisque nous conduisons une automatique… On prend donc la direction de Old Faithful, le geyser le plus connu qui entre en éruption toutes 60 à 90 minutes, et entre temps, on s’arrête partout : à chaque endroit « prévu à cet effet » on visite un nouveau lieu époustouflant.

Commence alors notre exploration d’espaces hors du temps, hors de tout ce que l’on a déjà pu voir, avec des sols qui semblent à la fois ravagés et détruits et pourtant très (très très) vivants.
Voici Fountain Paint Pot.

La vue d’un tel spectacle m’épate… je crois que j’ai dû employer le mot « fascinant » à peu près cinquante-sept fois et demie depuis le début de notre parcours, mais que dire d’autre ?

On en prend plein la vue, comme on pouvait s’y attendre. Malgré une idée assez précise de ce qui nous attendait, la surprise reste immense, c’est beau, c’est magique, c’est incroyable… et surtout, c’est varié ! Ce sont toutes des sources d’eau chaude, pourtant, mais chacune a sa propre couleur, sa propre forme, son propre environnement, chaque geyser crache l’eau à son rythme, de manière régulière et continue, ou bien de manière cyclique (il se vide après avoir craché son eau, puis se remplit lentement, au calme, puis projette le trop-plein, et on recommence), chaque phénomène géo-thermique est singulier différent du précédent.

La boue en ébullition est peut-être ce qui se rapproche le plus de l’intérieur d’un chaudron de sorcière maléfique… Les bulles éclatent de mille et une manières différentes, mais seules les photos permettent de s’en rendre compte, c’est beaucoup trop rapide pour le percevoir à l’œil nu.

Les autres sens aussi sont en éveil : les odeurs sont parfois celles des œufs pourris, à d’autres moments ce sont les saucisses Herta qui assaillent nos narines, ça fait sourire mais ça n’est jamais nauséabond, jamais franchement désagréable.

Et enfin, chose à laquelle on s’attend beaucoup moins : ce sont les sons, les bruits. Plop, flic, splash, pshhhhhhh… Evidemment, les jets d’eau sont tels qu’on pourrait les imaginer… Mais le souffle sorti tout droit du cœur de la Terre a parfois une puissance effrayante. Dark Vador, tu peux aller te rhabiller : ta respiration outre-tombe, c’est de la gnognotte !

Les filles emboîtent le pas des parents, même s’il leur arrive de ne pas toujours être très enjouées !

Hello toi !

Heureusement, leur tête de mule ne dure jamais très longtemps et Mini Gnomette veut participer à tout. C’est par moment un peu plus dur avec Maxi G, qui alterne entre enthousiasme débordant et ras-le-bol très expressif en freinant des quatre fers pour tout et n’importe quoi, en colère. Bref, égale à elle-même, elle est exactement comme à la maison et en profite bien, quoi qu’elle en dise dans ces moments-là…

J’ai assez peu de commentaires pour la suite : les (trop nombreuses) photos parlent d’elles-mêmes, me semble-t-il…

Après Fountain Paint Pot, on longe la petite boucle de Firehole Lake Drive. Encore d’autres couleurs, d’autres impressions… On passe devant Great Fountain Geyser, qui entre en éruption toutes les 9 à 15 heures. Autant dire que la chance de tomber au bon moment est assez mince, mais sait-on jamais…

Hé bien non, ça ne sera pas pour cette fois. On poursuit notre chemin…

On repart, et on essaie de voir Grand Prismatic, la source d’eau chaude aux couleurs de l’arc-en-ciel, immense (plus de 110 mètres de diamètre), celle que je rêve de voir depuis que nous sommes ici.
L’accès classique à ce lieu n’étant pas le plus intéressant, on vise une balade pour le découvrir d’en-haut, mais d’après les indications que j’avais, il était difficile d’estimer la durée de la marche pour atteindre ce point. On crapahute depuis le matin, on est tous un peu lessivés, Mini Gnomette refuse la poussette et le porte-bébé… C’est bien, elle veut marcher, mais à son rythme, on y serait encore 3 heures plus tard. Voire 8 heures plus tard. Alors on fait l’impasse sur Grand Prismatic aujourd’hui : il sera toujours là demain !

Les quelques bassins du coin sont dignes des eaux tropicales !

Allez, zou, on remballe, après 10 heures de vadrouille, je pense que personne ne fera de vieux os ce soir !

0 réponses

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *