Nord-ouest des États-Unis – D‘il y a 150 millions d’années à peine 2 siècles en un éclair… (de Lander à Cody, Wyoming)

Été 2015 – Californie, Utah, Wyoming, Idaho, Oregon : un mois sur les routes du nord-ouest américain en famille.

Haha, on se rapproche, on se rapproche ! Aujourd’hui, destination Cody, dans le Wyoming, à quelques pas de Yellowstone. L’excitation me gagne, mais patience, encore de nouvelles choses à découvrir sur la route avec, on le verra, des surprises plus ou moins heureuses…

Nous reprenons donc la route et faisons une halte à mi-parcours, à Thermopolis. On y visite un musée : le Wyoming Dinosaur Center. Ça change de nos autres arrêts, c’est instructif et permet à Maxi Gnomette de découvrir des fossiles (réels ou reconstitués) de plusieurs centaines de millions d’années : en effet, la première partie du musée retrace les premiers « instants » de vie sur la Terre, avant de proposer une galerie dédiée aux dinosaures.

Petit de quelques dizaines de centimètres seulement, mais je n’aimerais pas le croiser, ses dents ont l’air bien acérées !

La taille augmente…

Pour atteindre des dimensions effrayantes. Attention Maxi G ! Un T-Rrex a un petit creux !

Allez hop, c’est reparti. Quand on croit avoir quitté la terre rouge, elle réapparaît toujours par moments… Mais je crois avoir déjà dit ça, ou alors je le redirai certainement par la suite.

Comme chaque jour en milieu ou fin d’après-midi, on poursuit un orage… Comme chaque jour, la lumière continue pourtant de nous accompagner et je ne me lasse pas de cette luminosité exceptionnelle. Vous, si ? Tant pis, je ne résiste pas à ces quelques photos.

A force de le suivre, on finit par l’atteindre : l’orage gronde au-dessus de nos têtes. Je tente de photographier les éclairs : gros flop, malgré le nombre incalculable de clichés et le tonnerre qui fait rage de toute part, je les rate systématiquement. Échec cuisant ! Alors je me rabats sur un sujet plus accessible et bien plus adapté à mes compétences de photographe en herbe : je m’amuse à prendre les gouttes de pluie sur la vitre. Sans intérêt, mais inratable ! Succès garanti.

Mais mais mais… que vois-je ? Une traînée de bleu à travers la fenêtre…

Oui, ça y est, le beau temps est revenu.

Les paysages se teintent de vert, les espaces sont toujours aussi… grands. Ah, non, c’est un peu court, jeune femme… On pouvait dire, oh, dieu, bien des choses sans drame…

On aurait pu, certes, mais on arrive à Cody, et justement, c’est le drame. A l’hôtel, lors du check-in, ma carte bleue est refusée. Je m’y attendais, je crois que le plafond est atteint depuis un moment. La dernière fois que nous étions venus aux USA, j’avais pu utiliser ma carte comme bon me semblait : jamais la banque n’était interrogée et le plafond avait été largement dépassé sans le moindre souci. Mais les choses ont changé depuis et je n’avais pas du tout anticipé ce problème… Grossière erreur.
Par grave, j’utilise la carte ‘cashpassport’, équivalent des traveler chèques en carte bancaire. Refusée aussi. Ok, zen… Il reste la carte de Lutin. Elle passe. Mais on sait que lui aussi va atteindre le plafond d’un jour à l’autre…
Panique à bord. On ne sait pas pourquoi la carte Cashpassport ne fonctionne pas, mais on sait par contre que dès le lendemain matin, nous n’aurons plus accès à internet pour cinq jours, donc impossibilité de recharger cette fameuse carte ou de résoudre les éventuels problèmes, et que nous n’aurons aucun moyen de payer les hôtels, le carburant, et ne serait-ce qu’à manger… J’avoue voir rouge : au pire, si aucune solution n’est trouvée, je ne sais même pas comment rejoindre San Francisco pour rentrer, avec mes 100 dollars en liquide, on ne va pas aller bien loin. Bon, il y a toujours des solutions… Mais bon coup de flip, pour ma part ! On stresse un peu et on passe totalement à côté de Cody, qui a pourtant l’air d’être une ville agréable et sympathique.

L’heure tournant, je me dis que gâcher la soirée n’arrangera de toute façon rien, que si l’on est coincé pour une histoire de sous, que ce soit demain ou après-demain ne changera rien. Alors on décide de dépenser nos derniers dollars pour manger (un fast food à déconseiller) et aller voir le spectacle quotidien de rodéo de Cody. Le nom de Cody vient du surnom de Buffalo Bill : ici, c’est « sa » ville.

Je sais que le rodéo est très controversé,.. J’avoue humblement ne pas m’être renseignée plus que ça sur la question et avoir voulu trouver une sortie sympa pour tous les quatre.

Le spectacle commence avec une petite parade et un défilé de cavaliers portant fièrement les drapeaux des sponsors…

L’ambiance dans les tribunes est bon enfant, la très grande majorité des gens sont américains, et beaucoup sont des habitués, semble-t-il !

Le rodéo est composé de plusieurs disciplines que je serais bien incapable de citer, mais que nous pouvons découvrir les unes après les autres.
La plus emblématique : tenir le plus longtemps sur un cheval pour le moins fougueux… avec style. Un jury attribue des notes : outre la durée pendant laquelle le cavalier réussit à se maintenir sur son cheval, il semblerait que son attitude soit elle aussi appréciée et déterminante pour savoir qui gagnera le concours. C’est du moins ce que l’on a cru comprendre, mais il est possible que je dise des bêtises !

On assiste à de beaux exploits, ainsi qu’à de belles chutes !

Autre épreuve : le lasso. La rapidité à laquelle se déroule l’épreuve est impressionnante. Plus tôt le veau est attrapé, plus le cavalier a de points.

A peine le veau pris dans le lasso, le cavalier se précipite vers lui pour l’attraper à mains nues et le projeter au sol. J’avoue n’aimer que très moyennement la manière dont le cowboy se jette sur l’animal pour le mettre à terre… Même s’il est ensuite relâché et qu’il ne semble pas particulièrement traumatisé, je préfère la version « femme » qui consiste à lancer le lasso, et à le laisser filer un fois qu’il encercle le veau.

Au-dessus des tribunes, le commentateur décrit ce qui se passe, alimente son discours de quelques blagues et donne la réplique à un clown un peu particulier entre les différentes épreuves.
Je pensais me dépatouiller un peu en anglais : que nenni ! Je n’ai strictement rien compris des commentaires. Entre la musique, le grésillement de hauts-parleurs, peut-être le manque de vocabulaire et le parler local, je suis passée totalement à côté des explications !

Par contre, j’aime bien son chapeau !

A la moitié du spectacle, les enfants sont invités à descendre des tribunes, et doivent attraper une queue rouge, attachée à la queue de deux veaux. N’ayant rien compris des commentaires, je ne sais pas ce qu’ils gagnent, mais les vainqueurs sont largement applaudis !

La nuit tombe, le spectacle continue… Avec une espèce de course : un parcours est défini, le chrono est lancé, la plus rapide l’emportera (nous n’avons vu que des femmes, puis des enfants, participer à cette épreuve).

Tout cela va très vite !
Mais nous devons déjà repartir sans pouvoir assister à la fin du rodéo : la petite tombe de sommeil. C’est dommage, mais on en a bien profité… J’avais quelques appréhensions, mais je ne regrette absolument pas d’être allée à cette soirée !

De retour, on couche les filles, et on attaque un autre problème qui me soucie : nos cartes bancaires. On fait appel à la famille (merci « la famille » pour le sérieux coup de main) pour débloquer mon plafond. On appelle la banque de Lutin pour en faire de même de son côté. On vit à l’heure française, on passe une nuit quasi blanche, entre les mails, les appels et les discussions : en effet, le déplafonnement de Lutin est dans un premier temps refusé, et le mien reste en attente… Bon, on verra bien demain, après nos quelques toutes petites heures de sommeil.

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