Nord-ouest des États-Unis – De Yellowstone à Idaho Falls, Idaho, ou du plaisir de s’en mettre plein les babines

Été 2015 – Californie, Utah, Wyoming, Idaho, Oregon : un mois sur les routes du nord-ouest américain en famille.

Nous sommes le 20 juillet, nous en sommes à peu près à la moitié de notre voyage ; l’heure est arrivée pour nous de quitter Yellowstone et de repartir sur les routes de l’Ouest américain. Prochains objectifs majeurs : découvrir quelques endroits perdus en plein désert dans l’Est de l’Oregon, passer quelques jours tranquilles à Bend (OR), visiter Crater Lake, qui semble être LE lac de la région, traverser les forêts « rouges », puis longer la côte Pacifique jusqu’à San Francisco : encore de quoi faire !

Mais pour le moment, nous devons rejoindre Idaho Falls (est-il nécessaire d’en préciser l’état ?). Deux options s’offrent à nous : la route plus ou moins directe, ou la route un peu plus longue qui nous ferait traverser Grand Teton National Park. Ce parc offre semble-t-il des panoramas montagneux absolument magnifiques, mais qui se méritent : sans randonner, l’intérêt est limité. Comme nous ne randonnons pas (les petites boucles de quelques miles avec la puce sur le dos, ou à son rythme de marche, sont suffisantes !), nous avons volontairement fait l’impasse sur ce parc… mais on se dit que rien ne nous empêche d’y jeter un œil malgré tout, par la route.

La route pour quitter Yellowstone par le Sud est relativement longue, on a l’impression qu’on ne va jamais atteindre Grand Teton. Puis, alors qu’on ne s’y attendait plus, on y est :

Par contre, on a été très surpris de ne pas trouver d’entrée à proprement parler : habituellement, à l’entrée de chaque parc se trouve une guérite avec des rangers à qui l’on montre notre pass annuel d’accès aux parcs nationaux, et qui nous fournissent une carte du parc, indispensable pour s’y repérer. Là, comme Yellowstone et Grand Teton sont accolés et qu’on ne peut venir que de Yellowstone pour entrer dans Grand Teton (on suppose donc que le droit d’entrée est commun), il n’y a rien. Pas de carte, donc… Il y a bien un panneau mais pensant avoir une carte plus tard, je ne l’ai pas pris en photo.

On poursuit donc notre route sans trop savoir où l’on va, on reste sur la route principale, ce qui est dommage car elle ne nous permet que de découvrir (et longer) la chaîne montagneuse qui constitue le parc, mais je n’ai pas retrouvé les points de vue époustouflants que j’avais en tête… Mais comme il fait très moche aujourd’hui, aucun regret.

Le temps est tellement couvert et il fait tellement sombre que les photos sont pratiquement en noir et blanc sans retouche !

Du coup, autant les passer en N&B !

J’ai pu longuement observer un ourson manger,
totalement indifférent à la présence humaine qui s’entassait sur le bord de la route.

Dès que l’on quitte le parc, un peu de couleur revient.

« Tiens, encore un geyser ? » Maxi Gnomette y a cru…

Mais non, ou alors un geyser des temps modernes.

Contrairement à ce que l’on a pu voir avant d’atteindre Yellowstone, on voit tout de suite qu’ici, l’eau n’est pas un réel souci : les étendues que nous traversons sont vertes et entretenues, irriguées et cultivées. L’Idaho est l’état de la pomme de terre, on comprend effectivement que l’on est désormais dans un milieu très agricole.
Les miles défilent vite, on n’est plus qu’à quelques dizaines de minutes d’Idaho Falls quand une pause inattendue ravit les plus petit(e)s comme les plus grands : arrêt forcé dans une station service au milieu de nulle part, avec des routiers et, comme il se doit, de gros camions pour décor. On s’attend à un endroit comme il y en a tant d’autres, sans charme, sans cachet, sans grand intérêt… Je vous rassure, de charme et de cachet, il n’y en avait point, par contre, la boutique de glaces fraîchement ouverte et toute pimpante, aux couleurs vives et accueillantes a mis un peu de peps sur la route !


L’idée est simple : un pot, des crèmes glacées aux multiples parfums en self-service, des « toppings » (trucs que l’on met par-dessus), des « dressings » (sauces que l’on met par-dessus les trucs que l’on met par-dessus), une cuillère (mise au-dessus des sauces qui sont… bon, j’arrête), le tout avec pas mal de choix et des goûts pas trop chimiques, contrairement à ce que l’on a l’habitude de déguster, on pèse, on paie un prix pas excessif du tout, et on se régale. Ça n’a rien de révolutionnaire non plus, mais c’est sympa, bon, et ça plait à tout le monde, c’est plutôt une bonne surprise !
Par contre, j’avoue ne pas très bien comprendre l’intérêt, pour les locaux, de prendre leur voiture, de venir jusqu’ici – rappelons que c’est une station service, avec tout le charme que ça présuppose – de manger une glace et de repartir. On y a pourtant croisé plusieurs familles qui n’étaient absolument pas en voyage !

La bébête du jour ! Ça change des « chipmunks ».

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