Étape 2 – Salins-les-Bains et ses salines

Jura en camping-car, automne 2018 : le carnet

Je n’ai pas la réputation d’être une lève tôt, mais ce que je découvre ce matin en ouvrant les yeux depuis mon lit me ravit et peut-être mon rythme va-t-il changer très vite ! L’un des intérêts des escapades en camping-car est pour moi d’être aux premières loges pour admirer la splendeur de la nature…

Encore peu habitués à la conduite, nous faisons l’impasse sur Dole, appréhendant de nous rendre en ville en camping-car. On se dirige vers les Grandes Salines de Salins-les-Bains, place des… Salines, ça ne s’invente pas. La route traverse une immense forêt que la lumière matinale et les couleurs d’automne rendent majestueuse. On sent que l’été est encore proche : les verts s’immiscent dans la chaleur des ocres, les feuillages s’embrasent sous l’effet de ce soleil froid ; le ciel, d’un bleu immaculé, illumine le bois qui attend d’être mené vers une seconde vie.

La visite des Salines est particulièrement instructive. Je dois avouer que l’exploitation du sel dans l’est de la France est une découverte pour moi : j’ignorais son existence qui a pourtant perduré pendant plus d’un millénaire, jusque dans les années 60  !

Outre l’intérêt du site pour son histoire et ses techniques, l’endroit permet également de sensibiliser les Gnomettes sur la rudesse du métier de saunier en particulier, qui travaillait dans des conditions extrêmement éprouvantes, et plus généralement des métiers ouvriers. L’eau, salinisée en profondeur au contact du sel gemme, était conduite à la surface par d’ingénieux systèmes de pompes puis acheminée dans de grandes cuves d’environ 10 mètres de long. Ici, à la seule force des bras, dans une atmosphère irrespirable car surchauffée et on ne peut plus humide, les sauniers extrayaient le sel de l’eau bouillante pour en remplir des brouettes de 250 kg. Quel travail !

L’endroit et la visite guidée sont intéressants et toute la famille apprécie cette petite excursion.

En ressortant, petite surprise qui me réjouit : Lutin a trouvé des gourmandises pour faire plaisir aux filles, pour le goûter. Ce qu’il ignorait, c’est que c’était un doux souvenir pour moi : j’en mangeais, enfant, lorsque je l’allais en Alsace avec mes grands-parents, aux vacances de la Toussaint, et jamais plus je n’en ai retrouvé depuis ! Accros au praliné s’abstenir…

On passe ensuite la soirée au bord d’un lac : encore une fois, je déguste l’endroit à sa juste valeur…

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