C‘est l’heure des courses ! On achète quoi, on achète comment, sur les routes aux États-Unis ?

En roadtrip dans l’ouest américain, 2015, USA.

À moins de pouvoir voyager sans compter et d’aller au restaurant à tous les repas, une étape difficilement contournable du roadtrip consiste à faire des achats. Alors après vous avoir mis (ou pas) l’eau à la bouche avec mon article traitant de la gastronomie américaine, voici son pendant : les courses, et les choses surprenantes que l’on peut découvrir dans les super/hyper locaux.

Remarque : je ne suis évidemment pas sponsorisée, j’écris librement et sincèrement. Si je cite certaines chaînes de magasin, c’est uniquement dans le but d’éventuellement donner des mini conseils à d’autres voyageurs…
  • (Si l’on m’avait dit un jour que j’écrirais un article sur les courses…)

  • Du fromage, des cornichons, de l’Evian et de la pâtisserie (plus ou moins) fine, et même des poissons multicolores frais !

Les courses

C’est bien beau tout ça, manger, c’est chouette, mais il faut bien remplir le frigo pour pouvoir se sustenter. Et sans frigo, c’est une autre histoire…

Comme je l’ai dit précédemment, on essaie, dans la mesure du possible, d’acheter le matin pour le midi, voire le soir. En dehors des denrées non périssables (comme le pain qui peut durer plus d’une semaine sans bouger !), les noodle soups, les chips, le Nutella, il faut bien gérer un minimum le frais. Bien que la température extérieure ait nettement baissé ces derniers jours (nous sommes plus au nord et plus en altitude), acheter un repas le matin pour le manger le soir après l’avoir laissé dans un coffre en plein soleil toute la journée, c’est faisable, mais moyen. Alors on a fait l’investissement du siècle : on a acheté une glacière. Le coffre était déjà archi plein avant, jugez plutôt :

On a quand-même réussi à y insérer, en plus, une grande glacière (pour moi la franchouillarde) ou mini glacière (pour les gens d’ici), au choix. On a même ajouté dans notre carrosse un énooooorme ballon que les filles voulaient et qui, au final, ne leur a jusqu’à maintenant jamais servi !

On commence à se familiariser avec les enseignes locales. Le jeu du matin consiste donc à trouver la grande surface, quand nous sommes dans une ville de taille conséquente, qui nous permettra de trouver notre bonheur. Parfois, on a de la chance, et on trouve des bars à salade. D’autres fois, on tombe sur des hyper classiques, à ceci près qu’ils ont toujours des entrées rigolotes (voire monumentales), et qu’ils sont tous d’une propreté impeccable. Ceci dit, petite parenthèse, ici, tout est toujours propre. (Y compris les toilettes, et ça, c’est très appréciable ! Où que ce soit, même en pleine nature).

Petit tour d’horizon des bizarreries locales de notre point de vue de touristes à la ramasse / naïfs / pas du tout aware…

Les chariots ont la particularité de proposer un porte-soda. Ça aussi, c’est partout, tout le temps : tout est toujours prévu pour que l’on puisse boire et poser son verre immense. Sur les chariots, sur les poussettes, dans les voitures, sur le siège-auto, partout.

D’ailleurs, la quantité de boissons dans les magasins est vertigineuse. Le choix semble illimité, et les couleurs, personnellement, ne m’inspirent pas beaucoup.

L’eau aussi est colorée, et 14 juillet ou non, lorsqu’elle est bleue, rouge ou blanche, ça me fait un peu peur.

Heureusement, on trouve de l’Evian ! Mais regardez le prix… à 10 dollars les 6 litres, il faut vraiment avoir une « soif de luxe » !

Bon, je vous rassure, on trouve aussi des bidons d’eau tout à fait normale, ils font plusieurs litres (1 gallon, soit plus de 3,5 L) et sont très pratiques en voyage. J’ai déjà parlé des yaourts… je ne reviendrai pas dessus. Ils sont simplement « à l’envers », la partie la plus resserrée se trouve en haut et la partie la plus évasée en bas.

On retrouve la marque Danone qui a été renommée Dannon, avec des parfums parfois surprenants !

Le rayon pâtisserie est toujours très fourni, très colorés, et, pour moi, très peu appétissant. Pourtant, j’adore les couleurs – tant qu’il ne s’agit pas de les ingérer !

On trouve aussi du fromage « bien de chez nous »… Enfin, en théorie, parce qu’en pratique, j’ai rarement vu un calendos aussi blanc et dur (ça se voit même à travers l’emballage).

Ça fait bien marrer la vache, tiens ! Ici, la Vache Qui Rit, c’est censé être du fromage suisse.

La taille des cornichons est à l’image du pays ! Ils doivent bien mesurer 8 ou 9 cm.

J’ai mis du temps à comprendre que c’était une sauce (le temps de lire, quoi)… Entre le couleur blafarde, le graphisme désuet type années 50 et le volume de ce pot (je n’ai pas mesuré mais il devait au moins faire dans les 25 cm de hauteur), j’ai vraiment cru qu’il s’agissait d’un produit ménager !
Après une recherche sur le net, il s’avère que c’est une mayonnaise « low cost »…

Besoin d’une petite noisette de beurre ? Certains jambons entiers sont plus petits !

[Edit] : Parce que le ridicule ne tue pas, j’ai laissé cette première vision des choses… Mais une amie m’a gentiment fait remarquer que j’étais complètement à côté de la plaque ! Il s’agit en fait d’une dinde ! Je reprends ses mots : « Ici, le poulet (et apparemment la dinde) sont la plupart du temps vendus dans ce genre d’emballage opaque, et baignent dans leur jus. Ça surprend un peu les froggies que nous sommes… »

En effet, le « raised without hormones » aurait pu me mettre sur la piste et m’indiquer qu’il ne s’agissait probablement pas de beurre ! on ne se moque pas, merci ! 😀

La première fois que j’ai vu ces fioles, mon regard a été attiré par les couleurs : noir, rouge et jaune, ça m’a tout de suite fait penser, au choix, à un produit pour nettoyer les plaques en vitro-céramique, ou à de l’huile pour moteur de voiture. Sauf que leur taille, qui, une fois n’est pas coutume, est relativement petite, ne correspondait pas à ces options. J’ai donc découvert qu’il s’agissait d’une boisson censée, à la fois, être très énergétique et ne faire que 4 calories. Il me semblait que les calories étaient justement une unité de mesure de l’énergie, mais je dois me tromper.

Comme il ne faut pas mourir idiot, on a acheté la version « homme » (je suppose que, bien évidemment, les roses sont pour les femmes en quête de ligne et de minceur, et que, bien évidemment, la manière donc une femme ou un homme ingère ces petits machins doit être radicalement différente et nécessite des ingrédients – et des packagings bien genrés, histoire que chacun reste à sa place), bref, on en a acheté, et je m’apprêtais à ouvrir cette fiole magique pour vous expliquer de quoi il retournait, mais je m’aperçois que je ne la retrouve pas dans notre sac isotherme ! Nous qui avons pourtant une super organisation (est-ce crédible ?) et qui retrouvons toujours absolument tout dans notre barda, même les objets les plus malicieux qui ont pour habitude de se faufiler dans les moindres interstices (comme, par exemple, un stick de crème pour les lèvres – indispensable dans un pays où la clim est reine), me voilà bien déçue : il faudra attendre pour avoir une description détaillée de cette potion magique.

Dans les Walmart, on trouve des bouquets en tête de gondole, dans des emplacements réfrigérés. C’est tout à fait sensé, mais je n’avais jamais vu ça en France, même chez des fleuristes.

Toujours dans un Walmart, on peut aussi acheter des poissons et des aquariums !

De manière générale, on remarque souvent que certaines expressions françaises sont utilisées et affichées dans les pubs ou les slogans. A quand la mode du ‘a’ accent aigu ?

Une chaîne de magasins, Whole Foods, a nettement notre préférence. On y trouve des bars à salade (ou à plats chauds), on choisit ce que l’on veut et on paie le tout au poids. Tout est ensuite fourni, couverts, eau, serviettes etc.  Au choix : crudités, salades composées, condiments etc, mais aussi légumes cuits, féculents, viande cuisinée… C’est vraiment bon, et ça change de la salade toute prête ou du sandwich trop volumineux.

C’est une grande surface qui mise sur le bien être (certains magasins proposent des événements types cours de yoga, de sport), sur l’alimentation saine et sur l’authenticité… Ici, on mange local, et même nos affiches sont écrites à la main… pour remettre de l’humain dans la grande distribution ?

Les matériaux sont choisis avec soin (les étals sont en bois et l’ensemble dégage une atmosphère chaleureuse), l’agencement laisse de la place et crée des espaces confortables (brumisateurs à l’extérieur, couleurs et lumière pour la cafet’), des plantes sont même déposées au-dessus des rayons avec des photos qui font plus vraies que nature : on s’y croirait !

Bref, c’est très agréable… pour une grande surface. Par contre, le rayon de compléments alimentaires et de médicaments est immense, pour une enseigne qui est supposée vendre de la bonne bouffe, c’est quelque peu contradictoire…

… mais pas étonnant pour autant : on n’est pas dupe, bien sûr, ça reste de la grande distribution, une chaîne de magasins pour pseudo-bobos en quête d’authenticité… auxquels on s’identifie très bien en tant que touristes ! Je trouve ça nettement plus fun que le Cora de Massy, entre nous (si tant est que faire des courses puisse être fun)…

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